Interview de Laura Ciriani, consultante en communication digitale, par Anaelle Gautier (blog Qonto) : dans le cadre de Révolution Freelance, nous avons décidé de vous faire découvrir des portraits de travailleurs indépendants pour montrer la diversité qui se cache derrière ce terme générique.
Du droit à la communication
“C’était très différent de ce que j’avais connu jusqu’alors. Quand on travaille 10 ans dans la même entreprise, on côtoie les mêmes personnes en permanence. J’ai été surprise du changement d’ambiance à mon arrivée chez Newsfam, plus “Far West”, avec les arrivées et les départs de collaborateurs, la pression des investisseurs, etc.”Nous n’avons finalement pas fait le poids face à Aufeminin, mais ce fut une expérience très formatrice, avec des challenges permanents.”
Cette fois, cela va durer 5 ans. Laura gère de multiples projets, très différents les uns des autres : de la mise en place des prélèvements automatiques des cotisations à la fameuse campagne de recrutement, en coordination avec une agence de communication RH.
Son évolution interne étant limitée, elle s’intéresse à d’autres pistes et devient secrétaire générale au Centre de recherches interdisciplinaires. Elle découvre un nouveau domaine, celui de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il y a tout à construire, elle est la première embauchée. En 7 ans, l’équipe passe à une cinquantaine de salariés et une centaine d’intervenants intermittents, et de 200K€ de budget à 3M€.
L’opportunité fait le freelance
Elle lance donc son activité freelance en parallèle de son travail salarié grâce à ce premier client. Elle trouve ensuite facilement ses deux clients suivants, des contacts issus de son réseau professionnel qu’elle cultive depuis des années.
Simple “passe-temps” au départ, cette activité prend de plus en plus d’importance dans sa tête :
Ce qu’elle apprécie particulièrement, c’est de pouvoir accompagner ses clients dans la durée. Elle a de nombreuses missions, de temps et de budget variables, qui permettent d’équilibrer son activité. Fin 2017, Laura comptait une vingtaine de clients différents. Son parti pris : ne surtout pas trop miser sur un seul client, pour ne pas entrer dans une relation de dépendance.
Freelances, networkez pour mieux prospecter !
Cela lui permet également de lutter contre la partie qu’elle aime le moins dans son activité d’indépendante : la solitude du freelance. C’est pour cela qu’elle s’investit dans de nombreux réseaux : un groupement d’entrepreneurs, une association de professionnels de la communication, ou encore les réseaux féminins comme Girlz in Web ou RéZoé. Cela lui permet d’élargir son réseau, de trouver de nouvelles sources d’inspiration, et surtout de ne pas tourner en rond avec elle-même ! ????
Elle a aussi découvert LiveMentor en suivant des cours sur la plateforme. Fidèle à elle-même, elle a voulu s’investir davantage et a découvert une communauté de freelances très sympathique, dans laquelle sa posture évolue tour à tour : à la fois élève et dans la transmission de ses savoirs.
Choisir ses clients, le luxe du freelance
A l’inverse d’un travail salarié classique où dire non est parfois difficile, Laura considère qu’il est important de choisir la source de ses revenus en tant qu’indépendant.
“J’ai déjà refusé des missions parce que je ne sentais pas le client. Par exemple, s’il sait déjà ce qu’il veut faire, que je ne partage pas son point de vue et qu’il n’y a pas de place pour la discussion, je préfère attendre un autre contrat.C’est une liberté qu’on n’a pas dans le salariat, mais qui est un vrai avantage en tant que freelance. Je compte bien continuer à l’exploiter pour vivre de ma passion en cohérence avec mes choix !”
